Basculer en Français Turn into English
Document sans titre
   
     
     
  (1)      

Marcel Barbeau - Bio

2000

En janvier, il peint un nouveau grand tableau faisant suite aux précédents. À l’invitation de la maison de production Inform'Action, Barbeau se rend à Montréal à la mi-mars pour assister à la première du film Barbeau Libre comme l’art au Festival international des films sur l’art de Montréal.[1] La projection a lieu au Musée d’art contemporain de Montréal. Il rencontre Jocelyne Montpetit en vue d’élaborer avec elle un projet de performance danse-peinture, qu’il souhaite présenter dans l’exposition de ses peintures récentes, Dérive et variations, à Hull et à Montréal au cours du printemps et de l’été suivant. À son retour à Bagnolet, il rencontre le directeur du centre d’art de Morsang-sur-Orge qui retient cinq sculptures pour une exposition que ce dernier organise en vue de développer un jardin de sculpture.[2]

De retour au Canada au début de mai, il séjourne pendant trois semaines dans la région de la capitale nationale à l’occasion de son exposition à la Galerie Montcalm, galerie publique de la ville de Hull et à la Galerie Jean-Claude Bergeron, à Ottawa. Avec son épouse, Ninon Gauthier, commissaire de l’exposition à la Galerie Montcalm, il participe au montage des tableaux et à l’accrochage. À la veille de l’exposition, il assiste à une conférence de Ninon Gauthier sur son œuvre au Musée des beaux-arts du Canada. La rencontre avec des amateurs d’art de l’Outaouais se prolonge à la Galerie Jean-Claude Bergeron dans le cadre d’une réception..[3] 

Les jours suivants, Barbeau assiste aux vernissages de ses deux expositions[4] et il participe à de nombreuses entrevues. L’exposition est bien reçue par un public nombreux et elle est largement couverte par les médias régionaux. Durant son séjour dans la capitale nationale canadienne, Barbeau peint quelques petites peintures dans le jardin de la maison où il loge.

Le 20 juin, Barbeau quitte l’Outaouais pour visiter sa belle-mère à Pointe au Pic. À son retour à Montréal, il participe au montage de l’exposition à la Maison de la Culture Côte-des-Neiges et il rencontre Jocelyne Montpetit pour finaliser leur projet de performance. La veille du vernissage, Guy Boremans tourne un vidéo de la performance. Elle sera présentée sur demande dans l’exposition.[5]Le peintre participe aussi à la campagne de presse de l’expositon et à celle du film de Manon Barbeau. Le lancement du vidéo a lieu au vernissage, après la performance de Jocelyne Montpetit.[6] Ce triple évènement attire un large public, On y remarque de nombreuses personnalités de la scène artistique et cinématographique montréalaise.

Barbeau passe le mois de juillet à Westmount chez une amie, Hilda Blayer, dans le cadre d’un échange d’appartement. Il rencontre Jocelyne Montpetit pour élaborer avec elle de nouveaux projets de performances à Baie-Saint-Paul et à Tokyo. Il loue un atelier rue Saint-Laurent, mais y peint peu, étant occupé à restaurer quelques tableaux anciens, abîmés par l’entreposage et par son déménagement récent dans un nouvel entrepôt. Il y produit cependant la petite sculpture L’échelle des ombres fugitives, suite à une commande d’un jeune collectionneur, Jacques Bélanger. La sculpture est produite, sous sa supervision, par Raymond Grandbois à la fin juillet. À la mi-août, il séjourne chez sa belle-mère pendant deux semaines avant de retourner en France.

À son retour à Paris, il assiste au lancement de Paris vu par au Centre Culturel Canadien, une brochure anniversaire publiée par l’Ambassade canadienne, dans laquelle il publie un court texte sur le thème «Vivre à Paris».[7] Durant l’automne, il poursuit sa production de très grands tableaux de l’automne et de l’hiver précédent. En décembre, il assiste à la première européenne du film Barbeau Libre comme l’art[8]à l’Unesco. Puis il se rend à Montréal, où il conclut une entente de représentation avec Jacques Bélanger qui devient son agent à Montréal.

2001

Barbeau poursuit durant tout l’hiver et le début du printemps sa production de grands tableaux. Jacques Bélanger organise une exposition de ses œuvres à la Galerie Bernard pour le printemps 2002. Le directeur de la Galerie, Gianguido Fucito choisit deux de ses œuvres pour les inclure dans une exposition de sculpture d’artistes de la galerie. En avril, Barbeau participe au Salon de Mai avec le tableau Amour Champagne et autres choses qu’il a produit en décembre 2000, au retour d’un voyage d’affaires au Canada.[9]

À la fin d’avril, il reçoit une invitation à participer à la Biennale internationale d’art contemporain de Florence, en Italie. Grâce à l’aide d’un généreux mécène et du Gouvernement du Québec, il réunit les fonds nécessaires à sa participation. La nouvelle du décès de Françoise Labbé, la directrice du Centre d’art de Baie Saint Paul, qu’il a bien connue, le bouleverse. Il s’interroge aussi sur  le sort de son projet exposition. Au début de mai, il subit une petite intervention chirurgicale qui l’immobilise jusqu’à son départ annuel pour le Québec. À la veille de son retour au Québec au début juin, Laurent Bouchard, le directeur par intérim annule la présentation de l’exposition Marcel Barbeau Le fleuve en escales à Baie-Saint-Paul.[10]

Après de brefs séjours à Montréal, où il assiste au vernissage de l’exposition de sculpture à la Galerie Bernard, il s’installe à Val Sutton, pour l’été. Un architecte et promoteur immobilier, Jean-Claude Cyr, lui aménage un atelier dans un ancien restaurant qu’il s’apprête à convertir en centre de santé. Réconforté par la commande d’un tableau de grand format et par un nouveau projet d’exposition dans la région l’été suivant, Barbeau y peint quatre nouveaux tableaux de grand format. Au cours de l’été, il organise une nouvelle performance avec Jocelyne Montpetit. La performance a lieu la veille de son retour en France, le 31 août dans le cadre de l’évènement La marée aux milles vagues qu’organise le musée du Bas Saint-Laurent.[11]Dès son retour à Bagnolet, il reprend sa production et il peint plusieurs tableaux de petit format en vue de son exposition du printemps à Montréal.

Début décembre, il se rend à Florence en Italie où il participe à la Troisième édition de la Biennale Internationale d'art contemporain.[12] Il obtient le cinquième prix. Il profite de l'occasion pour visiter la capitale toscane, qu'il avait traversée trop rapidement lors de son premier voyage en Italie en 1962, pour découvrir ses chefs-d'œuvre artistiques et architecturaux. Il est particulièrement touché par les murales de Ghirlandaio de San Maria del Carmine, par les Botticelli et les Velasquez de la Galerie des Offices et par la dentelle de pierre de San Maria del Fiore. À la fin décembre, il se rend à Montréal pour finaliser l’organisation de son exposition à la Galerie Bernard, et de la performance qu’il projette d’y présenter. Il passe les fêtes de fin d'année en famille.

2002

À l'invitation de ses amis, Louis-Marie Tremblay et Yvette Froment, Barbeau visite le Sud de la Floride au début janvier.[13] Il profite de ce voyage pour visiter des galeries d’art et des musées.

À son retour à Paris, il reprend sa production en vue de son exposition du printemps à Montréal. En mars, il participe à la Première biennale d’estampes et d’œuvres sur papier, qui se tient à Paris. À la fin avril, il retourne à Montréal pour son exposition «Limites vertigineuses » à la Galerie Bernard[14] dans laquelle il organise une nouvelle performance avec Jocelyne Montpetit. [15] À l’occasion de ce voyage, il séjourne quelques semaines à Toronto où il tente de renouer avec la scène artistique de la métropole canadienne. Après un voyage dans la région de Montpellier et bref séjour d’un mois à Bagnolet, il retourne au Québec en août où il est l’invité d’un évènement culturel dans les Laurentides. Profitant de ce séjour au Québec, les nouveaux propriétaires de son ancien atelier et résidence de la rue Amherst, Richard Soucy et Duane Kindness organisent le dévoilement d’une plaque en son honneur sur la façade de l’édifice. L’événement a lieu en présence de l’artiste entouré de collectionneurs  et d’amis. Des personnalités de Montréal y assistent.

À son retour à Paris à la fin août, le peintre reprend sa production, s’interrompant à peine quelques jours pour être opéré pour une cataracte. Profitant des derniers beaux jours et de sa convalescence, il s’installe sur la terrasse de son atelier pour produire une suite de petits modèles de terre rouge.

À la fin septembre, il participe à la première Triennale d’art contemporain, à Paris. Ayant recouvré une parfaite perception des couleurs à la suite son intervention chirurgicale, il reprend sa production picturale avec enthousiasme. Il se rend à Montréal à la fin décembre pour superviser le tirage et signer deux estampes d’interprétation de sa production récente par les Communications Imprimées Bellemare Inc. Puis, il visite brièvement des amis en Floride.

2003

À son retour à Paris, à peine remis du décalage horaire et d’une intervention pour une deuxième cataracte, il reprend sa production en vue de son exposition au Centre d’art de Baie Saint-Paul à l’automne 2003.

En mars, Spectra, l’organisme organisateur du Festival International de Jazz de Montréal lui commande une estampe pour la levée de fonds de la vingt-quatrième édition de l’évènement. Au début mai, Barbeau se rend à Montréal pour superviser la réalisation et l’impression de son estampe aux ateliers de Communications Imprimées Bellemare Inc. L’estampe est intitulée Django Blue en l’honneur Django Reinhardt auquel le Festival rend hommage à l’occasion du cinquantenaire du décès du musicien de jazz franco gitan. Le titre n’est pas sans rappeler celui d’un tableau cinétique de Barbeau, Rétine Django, de 1965, qui évoquait déjà sur le mode humoristique la mémoire du musicien. Barbeau participe au lancement de l’estampe sur le site de la Place des arts. Il profite de sa présence à Montréal  pour renouer avec le jazz en assistant à de nombreux concerts du Festival, dont celui qui est dédié au célèbre guitariste.

Barbeau et son épouse passent l’été à Pointe au Pic chez sa belle-mère, Fleurette Rose-Gauthier, gravement malade. Le peintre y poursuit sa production en vue de son exposition au Centre d’art de Baie Saint-Paul. À cette fin, il loue une maison voisine en construction qui lui tient lieu d’atelier. Il y reprend également en grand format une de ses sculptures de l’été 1992, propriété d’un collectionneur, qui est acquise par le Musée régional de Charlevoix.

Il profite de ce séjour pour assister à quelques concerts au Domaine Forget.

À la mi- août, il retourne à Montréal pour procéder au montage des tableaux de grands formats de son exposition et pour mettre au point, avec Jocelyne Montpetit, la performance de la chorégraphe et danseuse au vernissage de son exposition à Baie Saint Paul. Parallèlement, il prépare son exposition à la galerie d’art contemporain de Montréal, prévue pour le début octobre. Le décès de sa belle-mère le ramène d’urgence dans Charlevoix le 5 septembre. À la fin septembre, il participe à l’accrochage de son exposition au Centre d’art de Baie Saint-Paul, à la campagne de presse et au vernissage. Le vidéaste et photographe François Rivard et une équipe de la télévision communautaire filment le vernissage et la performance. Des amis se déplacent de Montréal pour le vernissage, notamment, Madeleine Arbour  ainsi que Jacques Bélanger et sa famille.

Dès le début octobre, Barbeau retourne à Montréal pour le vernissage de son exposition le 9 octobre. De nombreux collectionneurs, amis et confrères sont présents au vernissage, dont Françoise Sullivan et Claude Tousignant et son épouse. Avant de rentrer à Paris pour la saison hivernale, Barbeau et son épouse Ninon Gauthier assistent au spectacle que Jocelyne Montpetit présente dans le cadre du Festival International de la Nouvelle Danse. À son retour à Paris, Barbeau reprend sa production picturale et il assiste à quelques concerts à la Cité de la musique. Il reçoit  fréquemment à l’atelier Emilie Salmon, une étudiante en histoire de l’art qui prépare un mémoire de maîtrise sur son œuvre.

2004

En févier, Barbeau retourne par affaires à Montréal et au Sud de la Floride alors que son épouse, prépare la soutenance prochaine de sa thèse de doctorat à la Sorbonne. Barbeau revient à Paris pour l’événement qui a lieu le 9 mars en présence de quelques amis. L’affection que ses amis lui manifestent à cette occasion, la rencontre sympathique des membres du jury, leurs témoignages sur l’originalité de sa contribution et la perspective d’une reconnaissance en France à la suite de thèse, sont pour lui d’un grand réconfort et l’incite à reprendre une production délaissée depuis plusieurs semaines. À la mi-avril, à l’invitation de leurs amis Éric Lapeyre et Nathalie Guépratte, les Barbeau séjournent à Bidart, au Pays Basque. La lumière maritime et la beauté du paysage, qui comme Charlevoix associe la mer et la montagne, inspirent au peintre une suite de petites peintures sur papier. À son retour, il s’arrête à Pons d’où les Barbeau du Québec sont originaires. À Pâques, ils visitent Amiens où ils séjournent pour le week-end.  À l’initiative de son agent, Jacques Bélanger, la Fondation Pinel et Loto Québec l’incluent dans leur collection alors que de nouveaux jeunes collectionneurs s’intéressent à son œuvre.

En mai, Barbeau reçoit la visite de son amie la sémiologue Carolle Gagnon et de son compagnon Dick Shell qui sont de passage à Paris dans le cadre de travaux de recherche. Carolle Gagnon profite de cette visite pour réaliser une entrevue avec l’artiste en vue d’un article pour le magazine montréalais. "Maison d'aujourd'hui". Après un court voyage d’affaires au Québec en juin, Barbeau reprend le chemin de l’atelier. Il entreprend une nouvelle suite de peinture de grand format.

Marcel Barbeau et Ninon Gauthier retournent au Pays Basque en juillet. Ils profitent de ce séjour pour visiter la Fondation Chillida en banlieue de San Sebastian. Ne pouvant rester inactif, Barbeau peint quelques peintures de petit format entre les visites touristiques, les promenades sur la plage et les parties de golf. Ce voyage est aussi pour les Barbeau une nouvelle occasion de mieux connaître la France. Ils visitent ainsi Limoges, Uzès et Cahors, à l’aller, et Angoulême, Poitiers et Blois, au retour. Ils s’arrêtent chez des amis, les Passebon, à la Fosse, un petit bourg charentais. Passionnés de leur région, ces derniers leur font découvrir Rochefort et Brouage. Projetant un retour prochain au Canada, les Barbeau retournent en Bretagne en août. Nantes, la Pointe du Raz et les sites de Carnac figurent sur leur itinéraire.

Les visites amicales qu’il reçoit au cours de cet été, notamment celle de Carolle Gagnon, au printemps et de Jocelyne Montpetit, à la fin de l’été, stimulent sa production. Manquant d’espace pour sa production et dans la perspective d'un déménagement, il loue un local dans un entrepôt voisin à la fin septembre. En octobre. Émilie Salmon rend à nouveau visite à l’artiste pour lui remettre un exemplaire du mémoire de maîtrise qu’elle vient de soutenir à l’Université Paris X - Nanterre.En novembre, Barbeau et sa compagne  passent une semaine à Canne pour y découvrir les nouvelles installations de l’Espace de l’Art concret de Mouans-Sartoux.Ils profitent de ce voyage pour tenter de renouer avec les sites qu’ils fréquentaient dans les années soixante-dix et visiter d’autres musées et centres d’art de la région. À la fin novembre, ils se rendent dans le Nord, pays d’origine de feu son ami Charles Delloye afin de visiter la foire artistique de Lille et les musées de la région. Loto Québec acquiert un second Barbeau et une première peinture de l’artiste. En décembre, un nouveau projet d’estampe, avec la galerie Roger Bellemare le ramène à Montréal. Il assiste au vernissage d’une exposition collective à la galerie Gala où quelques-uns de ses petits tableaux tachistes sont présentés. Il y passe Noël et ne pouvant rester inactif, il peint dans un atelier du Canal Lachine que lui prête le propriétaire du Château Saint-Ambroise.

2005

À leur retour à Paris, les Barbeau élaborent divers projets d’exposition. Parallèlement, las de leurs fréquents voyages, ils préparent un retour éventuel en Amérique. De passage en Île-de-France, le collectionneur Outaouais Claude Bouchard visite à nouveau son atelier fin janvier.

En février, profitant d’un échange de résidence, les Barbeau visitent la Floride afin d’y explorer des possibilités d’exposition et aussi celles de s’y établir. Malgré le vif intérêt que deux marchands d’art lui manifestent, Barbeau hésite à laisser ses œuvres en consignation aussi loin de sa résidence et il retourne à Paris sans avoir conclu d’entente de représentation avec l’une d’elles. Durant son séjour, inspiré par les couleurs éclatantes et la vie trépidante de Miami, Barbeau produit une suite de collages à partir de papier de couleur et de coupures de magazines.  Les figures se disloquent alors qu’un bleu céruléen intense remplace le bleu clair de sa production précédente.

À son retour à Paris, Barbeau peint une suite de petits tableaux inspirés de ses collages floridiens. À la mi-avril, le peintre profite à nouveau de l’hospitalité de ses amis Basques. À cette occasion, il accompagne Ninon Gauthier à la Fondation Chillida, qui prépare un reportage. Il découvre avec elle l’œuvre d’un autre grand sculpteur espagnol, Jorge Oteiza et la Fondation qui lui est dédiée dans les environs de Pampelune. À son retour d’Espagne, il se procure des papiers de couleur et il produit une courte suite de collages.

À son retour à Bagnolet, l’artiste reprend en grand format la production picturale amorcée à son retour de Floride. Le fond bleu céruléen de ces derniers tableaux semblent se souvenir de la lumière et des couleurs intenses du Pays Basque. Chassé de son atelier par des travaux, il visite la fonderie d’art de Bagnolet et développe avec son propriétaire un projet de tirage d’un modèle récent inspiré de sa production charlevoisienne du milieu des années soixante-dix.

Les brèves visites de ses petits-enfants Manuel et Anaïs, et de sa fille Manon le réconfortent tout en lui faisant ressentir plus lourdement la distance et le passage du temps. Il évoque de plus ou plus fréquemment le projet d’un retour au pays, tout en le récusant dès qu’un nouveau signe de rejet de son oeuvre par les institutions canadiennes ou québécoises se manifeste.

En juin, Barbeau démarre son projet de bronze à la fonderie d’art bagnoletaise. Le 7 juin, il assiste à un hommage à la marchande d’art Iris Clert, organisée par la communauté grecque parisienne à l’occasion de la première du film que lui consacre son petit-fils, le cinéaste. Sept de ses collages de 1961 figurent dans l’exposition Des oeuvres en série », présentée au Musée national des beaux-arts du Québec du 9 juin au 23 octobre. Ces œuvres sont des acquisitions récentes du musée.

À la fin juin, Barbeau retourne à Montréal et il s’installe au Château Saint-Ambroise en bordure du Canal Lachine pour l’été. Il y produit plusieurs tableaux et y renoue avec d’anciens amis et avec sa fille Manon qu’il visite à  sa maison de campagne en Estrie. Il y reçoit aussi la visite d’amateurs d’art. Son séjour à Montréal lui permets aussi d’initier une nouvelle relation avec la galerie Elliott Louis de Vancouver et de développer un projet d’exposition avec son directeur Ted Lederer. En septembre, il séjourne une semaine dans Charlevoix. Il profite de son voyage pour visiter l’exposition du Musée national des beaux-arts du Québec où ses collages de 1961 sont  présentés pour la première fois et pour voir la nouvelle installation de ses sculptures au Musée régional de Charlevoix à La Malbaie.

À son retour à Paris à la fin septembre, il  supervise les dernières étapes de la production de son bronze «Le marcheur de nuit » et il le signe. Puis, il reprend le chemin de l’atelier en vue de compléter la production de son exposition à la galerie Elliott Louis au début avril. Il tente aussi d’organiser une nouvelle performance avec Jocelyne Montpetit dans le cadre de cette exposition.  En novembre profitant d’une invitation à un vernissage, il visite Strasbourg et ses musées. Début décembre, ayant presque complété  les œuvres qu’il doit envoyer à Vancouver en janvier, il se rend à Marrakech pour une semaine de repos.

Une randonnée sur le haut plateau du Kick, ses visites des monuments et des jardins et ses  promenades dans les rues grouillantes et vivement bariolées de couleurs vives de la vieille Médina inspireront sa palette à son retour à Paris. Au cours, d’un week-end à Londres il visite la National Gallery. Il est fortement impressionné par les peintures de la Renaissance qu’il y voit y remarquant pour la première fois  leur composition décalée et l’important accordée à la partie supérieure de plus tableaux. Il s’en inspire dans quelques-unes des peintures qu’il produit à son retour.

2006

 Les premières journées de janvier, il produit les deux derniers tableaux de son exposition à Vancouver, juste à temps pour respecter l’échéance de leur expédition.

La nouvelle de l’acquisition par Hydro Québec d’une rare série de ses toutes premières estampes « Trajectoires» l’encourage à reprendre sa production sans interruption après le départ de ses tableaux pour la Côte Ouest. Ses nouveaux tableaux retrouvent l’élan et la légèreté des tableaux inspirés de sa visite de l’exposition Rubens et de celle d’autoportraits de la National Gallery de Londres. Au début mars, il profite d'une semaine de repos à Malaga en Andalousie pour produire une suite d’une vingtaine de petits dessins.

Le 29 mars, Marcel Barbeau et sa compagne s’envolent pour Vancouver pour y préparer la tenue de l’exposition « Marcel Barbeau Vertiginous Limits » à la galerie Elliott Louis. Il participe à l’accrochage et accorde de nombreuses entrevues aux médias. L’exposition reçoit un accueil enthousiaste tant des professionnels que des amateurs d’art et plusieurs tableaux sont vendus dès l’accrochage de l’exposition. Venue de Rome pour participer à l’événement, la danseuse et chorégraphe Jocelyne Montpetit donne une performance exceptionnelle dans le cadre du vernissage. Son interprétation chorégraphique des peintures de Barbeau met en relief le lyrisme des constructions géométriques de Barbeau, et la qualité émotionnelle de leur équilibre fragile. En finale, elle invite le peintre à se joindre à sa danse dans un bref pas de deux. Ninon Gauthier participe également à l’événement par une conférence dans laquelle elle démontre l’importance du rapport aux autres disciplines artistiques dans l’œuvre de Marcel Barbeau depuis ses toutes premières abstractions des années quarante.

[1]        BARBEAU, Manon, Barbeau Libre comme l’art, ONF/ InformAction Film, Montréal, 2000. 49 minutes - - Reportage photographique de Ninon Gauthier, fonds d’archives photographiques, archives personnelles de l’artiste.

[2] Quelques mots sur l’exposition¨, Confluence, lettre du Centre culturel de Morsang-sur-Orge, Morsang-sur-Orge, mai 2000.

[3] Reportages photographique de Pierre Huot, fonds d’archives photographiques, archives personnelles de l’artiste.

[4] Reportage photographique de la Galerie Montcalm, fonds d’archives photographiques, archives personnelles de l’artiste.

[5] BOREMANS, Guy, Dérives et variations, vidéo sur la performance de Jocelyne Montpetit et dans l’exposition du même titre avec la participation de Marcel Barbeau, production Jocelyne Montpetit et Marcel Barbeau, Montréal, 2000. VHS. 20 minutes.

[6] Reportage photographique de Françoise Gilbert, fonds d’archives photogra­phiques, Archives personnelles de l’artiste.

[7] Ouvrage collectif, Paris vu par 1970-2000, Centre Culturel Canadien, Ambassade du Canada, Paris, 2000.

[8] XXIVe Festival international du film d’art et pédagogique, Maison de l’Unesco, Paris, 30 novembre-12 décembre 2000.

[9] Le 55e Salon de Mai, Paris, 2001. Catalogue, ill.

[10]       Archives personnelles de l’artiste, correspondance, Centre d’art de Baie-Saint-Paul.

[11]       Graviers dressés sur l’algue, vidéo sur la performance de Jocelyne Montpetit, en relation avec les peintures de Marcel Barbeau, La marée aux milles vagues, Rivière-du-Loup, 31 août 2001; Reportage photographique de Ninon Gauthier, fonds d’archives photographiques, archives personnelles de l’artiste.

[12]       Biennale Qnternazionale Dell’ Arte Contemporanea, Terza Edizione, décembre 2001, Catalogue, ill. et archives personnelles de l’artiste, fonds d’archives photographiques, photographies de Ninon Gauthier.

[13]       Reportage photographique d’Yvette Froment, fonds d’archives photographiques, archives personnelles de l’artiste.

[14]       Reportage photographique de Jacques Bélanger, fonds d’archives photographiques, archives personnelles de l’artiste.

[15]      Cf. note 465.

1: Ce document est tirée de la thèse de doctorat de Ninon Gauthier, « Échos et métamorphoses dans l’œuvre de Marcel Barbeau Catalogue des peintures (1945 – 1971) et catalogue des sculptures (1945 – 2000), préparée sous la direction du Professeur Serge Lemoine et soutenue à l’Université Paris IV – Sorbonne le 9 mars 2004.